Au fil de Cymbeline

Une griffe française reconnue qui vit au rythme du savoir-faire de ses ateliers à Fontainebleau.

Par Véronique Marbot

Cymbeline et Paris, « un nom pour un oui », des images fortes qui font sens à l’étranger où la marque ajoute deux nouvelles adresses, en Grèce (Athènes) et aux Pays-Bas. En France, une vingtaine de boutiques relaient le style de la maison avec chacune son identité, tel le salon d’essayage de 40 m² dans un espace de 110 m² à Nice, près du port, ou le salon en étage d’un hôtel particulier à Reims…

Robe de mariée Fiby
Robe de mariée Fama

Et « Paris Forever » : la collection 2019 démarre le long des quais de la Seine avec des robes boho-chics fluides, enveloppées de mousseline et de crêpe, photographiées à Saint-Germain-des-Prés. Elle continue près du Moulin Rouge et Montmartre avec des fourreaux en dentelle et des robes sirène, puis se prolonge à Fontainebleau dans les jardins du château dans des robes volumineuses qui invitent au bal.

L’intelligence de la main alliée à l’imagination de l’esprit.
Tel est le credo d’une maison qui concentre son attention sur la technique et l’innovation pour valoriser la blancheur de ses plus belles matières ! Un blanc stylé parcouru de fils d’émotion, un blanc valorisé par le travail des mains, celles des dizaines de personnes de l’atelier sous la conduite de Lucrèce Falcoz et Olivier Portais à la partie technique. C’est là que naissent 80 modèles par collection annuelle, là que les patronages sont validés, que les matières sont ennoblies et que le savoir-faire se transmet de génération en génération. Chaque année apporte un nouveau pari créatif, un thème et des artisans sollicités pour participer à l’essence du projet.

En 2018, il y eut un plumassier : en 2019, une dentellière et une ennoblisseuse, Ana Sergueeva. L’innovation est au cœur du travail des matières : dentelle rebrodée de silicone, de Rhodoïd, floquée rouge ou ivoire, dessins exclusifs à 90%, et coups de pinceau en touche, passementerie ou dentelle tissée sur un métier du XVIIIe siècle capturant la lumière phosphorescente dans le noir. Et aussi du cuir version éco-responsable à base de fibres d’ananas, des jacquards aux reflets métalliques, des petits fils courant librement sur des soies translucides etc.

Pour la coupe, la silhouette à trouver, une robe exige parfois trois essais, une recherche qui n’est jamais perdue : trois robes peuvent au final n’en devenir qu’une qui sera déclinée. Chaque saison, une collaboration apporte un vent de fraîcheur, cette fois, c’est la main féminine de la créatrice de robes de mariée Mademoiselle de Guise. Et la collection capsule « Hautre Couture » en limited edition apporte aussi sa palette de possibilités créatives sur une vingtaine de robes prêtes à toutes les inventions textiles sur mesure, avec pour griffe unique le nom de la mariée et la date du mariage.

Robe de mariée Fiby